Qui corrige tes planches

Ici, personne ne te promet de devenir professionnel en trois mois. On regarde ta planche, on nomme ce qui cloche, et on recommence. C’est tout le contrat.

Qui corrige

Moi, Léo Vasseur. Je tiens cet atelier et je corrige les planches qu’on m’envoie. Je ne vais pas te vendre un parcours : ce qui compte ici, c’est ce que tu peux vérifier toi-même, plus bas, sur trois planches annotées.

Ma façon de travailler tient en une phrase : le volume avant le contour. Tant qu’un personnage ne tient pas debout en traits de construction, l’encrer ne le sauvera pas. C’est vrai pour un visage, pour une main, pour une page entière.

Je travaille au crayon puis à la plume, sur du bristol lisse, et j’annote au vermillon — c’est la couleur que tu retrouveras sur toutes les planches du site. Je scanne, je corrige par-dessus, et je renvoie la page avec le nom du défaut écrit à côté. Pas de note, pas de barème : un défaut nommé et l’exercice qui va avec.

Ce que je ne vendrai pas

  • Une masterclass à 400 €. Le contenu de cet atelier est en ligne et gratuit.
  • Un délai. Personne ne peut te dire en combien de temps ton trait va se poser. Ça dépend du nombre de pages que tu fais, pas d’un programme.
  • Un style. Je ne corrige pas le goût. Je corrige ce qui est faux : un appui qui ne porte pas, un crâne qui se déforme en tournant, un nez posé sur le contour.
  • Du « plus manga ». Ça ne veut rien dire, et ça ne se corrige pas.

La méthode, en trois verbes

Dessiner. On construit avant de détailler. Le crâne, l’axe, la ligne des yeux, le bassin. C’est moins joli sur le moment, et c’est la seule chose qui tient quand la pose change. Commence par les proportions du corps, puis les yeux et le nez.

Écrire. Une planche lisible se décide avant le premier trait. Le découpage fait plus pour la lecture que l’encrage. Vois le storyboard.

Recommencer. La même page, jusqu’à voir l’erreur à l’œil nu sans qu’on te la montre. C’est le moment où tu n’as plus besoin de moi.

Trois planches, trois défauts nommés

Voilà ce que fait une correction. Le crayon rouge ne rend pas le dessin plus beau : il désigne une erreur précise, qui a un nom.

« L’appui tombe à côté du pied »

Planche corrigée : le trait d aplomb redescendu sur le pied porteur, le bassin retracé au crayon rouge
Planche corrigée : le trait d aplomb redescendu sur le pied porteur, le bassin retracé au crayon rouge

Le personnage semble raide et sur le point de basculer. Ce n’est pas la pose : c’est l’aplomb. Le trait rouge redescend du cou jusqu’au pied porteur, et le bassin est retracé légèrement incliné. Rien d’autre n’a bougé. Détail dans bras et jambes.

« Le nez est collé au contour »

Planche corrigée : le nez ramené dans le volume du visage, entouré au crayon rouge sur un trois-quarts
Planche corrigée : le nez ramené dans le volume du visage, entouré au crayon rouge sur un trois-quarts

En trois-quarts, le nez a été dessiné sur la ligne de la joue au lieu d’être posé dans le volume du visage. Entouré au rouge, ramené en arrière. L’axe central doit se courber avec le crâne, pas rester droit. Voir les proportions du visage.

« L’encrage est arrivé trop tôt »

Deux études côte à côte : à gauche un encrage posé trop tôt, à droite la construction gardée sous le trait
Deux études côte à côte : à gauche un encrage posé trop tôt, à droite la construction gardée sous le trait

À gauche, tout est noirci sans construction dessous : le visage est plat. À droite, la construction est encore visible et trois traits assurés suffisent. Le crochet rouge désigne celui qui fonctionne. Le matériel n’y change rien, mais si tu veux savoir : ce que j’utilise.

Ce que tu peux vérifier

Je ne te demande pas de me croire sur parole. Tout l’atelier est ouvert : cinquante tutos, chacun avec ses planches, ses repères et ses exercices. Ils sont rangés en sept chantiers, chacun dans l’ordre où il faut le prendre. Lis-en trois, applique-les ce soir sur une feuille, et juge toi-même si ça tient.

Si une planche te résiste, envoie-la. Je te dis ce qui cloche, et je te donne l’exercice qui va avec.